Introduction au Japonais

Introduction au Japonais

L'écriture japonaise est venue de Chine au IVe siècle. Il n'y a pas de preuve définitive d'écriture spécifiquement japonaise utilisée au Japon auparavant.

Il existe plusieurs formes d'écriture primitives appelées jindai moji (également kamiyo moji, 神代文字, lit. « écriture de l'âge des dieux ») qui fut trouvée récemment, quelques caractères vaguement pictographiques, quelques caractères runique en apparence, et d'autres très proches des Hangul coréens. Ils sont maintenant considérés comme des faux utilisés pour promouvoir le nationalisme japonais qui auraient été crées dans les années 1930. Des exemples peuvent être trouvé sur Internet Sinmoji.

Initialement, les sinogrammes n'étaient pas utilisés pour écrire le japonais; être lettré signifiait posséder l'habileté de lire et écrire le Chinois classique. Il existait autre fois un système appelé kanbun (漢文), qui utilisait à la fois les caractères chinois (kanji) et quelque chose de très similaire à la grammaire chinoise, des marques diacritiques étaient placés à côté des caractères chinois pour aider à faire comprendre l'équivalent japonais. La première histoire écriture du Japon, le Kojiki (古事記), aurait été compilé avant 712, et aurait été écrit en kanbun. Aujourd'hui, les université japonaises et quelques lycées enseignent toujours le kanbun dans leur cursus littéraire.

Il n'y a pas eu de système d'écriture de la langue japonaise orale jusqu'au développement du man'yōgana (万葉仮名), qui utilisait des caractères chinois pour leurs propriétés phonétiques (dérivées de leur lecture chinoise) plutôt que de leur valeur sémantique. Man'yōgana a initialement été utilisé pour écrire de la poésie, comme dans le Man'yōshū (万葉集), qui fut compilé avant 759 et qui donna son nom au système dérivé. Les Hiragana et katakana sont tous deux dérivés du man'yōgana.

 

Les kanas

Les kana (le mot kana devient parfois -gana dans un mot composé) sont des caractères de l'écriture japonaise qui notent chacun une more (unité de rythme différente de la syllabe). Ils ne sont donc pas similaires aux lettres de l'alphabet latin qui, elles, notent théoriquement des phonèmes. Les kana s'utilisent conjointement aux kanji (les caractères chinois). Ils permettent de noter phonétiquement la langue, ce qui n'est pas possible avec les kanji.

Il existe deux types de kana :

les hiragana, pour l'écriture des morphèmes grammaticaux et pour l'écriture (ou la transcription) de certains mots japonais ;

les katakana, pour la transcription des termes étrangers et d'un grand nombre d'emprunts lexicaux non chinois.

Les kana peuvent être utilisés pour aider à la lecture de kanji : on les appelle alors furigana.

Les kana, bien que visuellement différents des kanji (consulter cet article pour un exemple en image), proviennent bien, comme le bopomofo, de simplifications du tracé de quelques sinogrammes (simplifications qui n'ont rien à voir avec celle des caractères dits « simplifiés », qu'ils soient chinois ou japonais). Ils ont conservé de cette origine une caractéristique importante : ils se tracent eux aussi dans un carré virtuel de format invariant. Consulter Composition d'un sinogramme pour plus de détails sur le carré virtuel.

 

HIRAGANA

Les hiraganas, comme les katakanas, ont été formés par inspiration d'un kanji homophone : ce sont donc des formes simplifiées de caractères chinois. Conçus à leur origine pour être appris et tracés plus facilement, ils étaient appelés onnate (la main des femmes). L'image sur la droite montre le développement des hiraganas à partir des man'yōganas.

Fichier:Table hiragana.svg

KATAKANA

Ils ont été formés par isolement d'une partie d'un kanji homophone : ce sont donc des formes simplifiées de caractères chinois, de même que les hiraganas. Ils ont été créés pour rendre l'écriture du japonais accessible à ceux qui ne connaissaient pas l'écriture chinoise. Apparus peu de temps après les hiragana (à l'époque Heian), ils servaient à l'origine aux étudiants bouddhistes pour noter la prononciation de caractères chinois inconnus.

Fichier:Table katakana.svg

Les hiraganas consistent en un ensemble de caractères fondamentaux, les gojūon (五十音, littéralement « cinquante sons », bien qu'il n'en subsiste aujourd'hui que 46), qui peuvent être modifiés comme suit :

L'ajout d'un dakuten (゛  ) transforme une consonne sourde en consonne sonore : kg, td, sz et hb ; dans des écrits informels, en particulier dans les mangas, on utilise parfois le dakuten sur des voyelles pour noter un son étranglé ;

L'ajout d'un handakuten ( ) transforme le h en p ;

L'ajout d'une version réduite de l'hiragana ya, yu ou yo (respectivement , ou ) transforme la voyelle i qui la précède en la palatalisant ;

Un petit (tsu) indique une consonne géminée, ce qui ne peut apparaître qu'avant une fricative ou un coup de glotte ; il est représenté en rōmaji en doublant la consonne qui le suit ; dans des écrits informels, il est aussi utilisé en fin de mot pour indiquer une articulation dure ou hachée, pour exprimer de la colère ou de l'émoi par exemple.

Il est possible de représenter d'autres sons à l'aide d'hiraganas en utilisant des petites versions des cinq voyelles. On les utilise, surtout dans un contexte informel, pour représenter des sons qui s'estompent petit à petit (はぁ, ねぇ).

 

 

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